« Absurde »
est un terme philosophique apparu au XXe siècle dans les œuvres de Camus et
Sartre, où il désigne l’absence de sens logique de la condition humaine.
Dans le domaine
dramaturgique, on a appelé "théâtre de l’absurde" une forme d’écriture théâtrale,
née après la Seconde Guerre mondiale, qui met en scène l’aspect dérisoire de la
condition humaine et bouscule les conventions et les principes du théâtre
bourgeois. La force novatrice de ce théâtre paraît s’être éteinte au milieu des
années 1960. L’appellation « théâtre
de l’absurde » a été construite en référence au courant philosophique de
même nom et par distinction d’autres courants dramaturgiques. Elle réunit des
auteurs qui se veulent individualistes, mais qui présentent plusieurs traits
communs : nés à l’étranger et installés à Paris, de langue maternelle
autre que le français, ils se trouvent en porte-à-faux à l’égard du théâtre
engagé de l’après-guerre qui pose un regard critique sur une société dont ils
ne partagent pas l’héritage. Joués dans des petites salles de la Rive gauche,
servis par des metteurs en scène qui ont fait de l’avant-garde sa spécialité.
Les pièces
concernées, se rejoignent par leur caractère insolite et mêlent de façon
inusitée les éléments tragiques et les situations comiques. Les textes sont
parodiques, ironiques, cyniques ; ils tendent à réduire l’action théâtrale
à presque rien et rejettent toute référence historique, devenant par là le
reflet inversé du théâtre engagé.
Le personnage est presque toujours un antihéros (Ionesco), un marginal (Beckett) ou un aliéné (Adamov), souvent sans psychologie et sans contours définis. De même, les auteurs font preuve d’une grande suspicion envers le langage et montrent l’impossibilité de la communication. Les dialogues tournent à vide, abondent en clichés, et sont caractérisés par l’excès dans le trop peu (Beckett). Il en résulte souvent un théâtre statique, fait de longs silences, que l’on a pu relier au théâtre symboliste : refusant à la fois le réalisme et le naturalisme, le psychologisme et l’engagement, l’absurde se rattache à une dimension métaphysique et non sociologique ou psychologique de la condition humaine. Cette remise en cause des traditions théâtrales s’apparente au dodécaphonisme en musique, au nouveau roman en littérature, à la nouvelle vague au cinéma.
Le personnage est presque toujours un antihéros (Ionesco), un marginal (Beckett) ou un aliéné (Adamov), souvent sans psychologie et sans contours définis. De même, les auteurs font preuve d’une grande suspicion envers le langage et montrent l’impossibilité de la communication. Les dialogues tournent à vide, abondent en clichés, et sont caractérisés par l’excès dans le trop peu (Beckett). Il en résulte souvent un théâtre statique, fait de longs silences, que l’on a pu relier au théâtre symboliste : refusant à la fois le réalisme et le naturalisme, le psychologisme et l’engagement, l’absurde se rattache à une dimension métaphysique et non sociologique ou psychologique de la condition humaine. Cette remise en cause des traditions théâtrales s’apparente au dodécaphonisme en musique, au nouveau roman en littérature, à la nouvelle vague au cinéma.
« Théâtre
de l’absurde », elle reste une façon utile de regrouper ces dramaturges
qui ont poussé à la limite la logique de l’action théâtrale.
Pascal Riendeau

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