L'herbe rouge du pays

Le vent, tiède et endormi, poussait une brassée de feuilles contre la fenêtre. Wolf, fasciné, guettait le petit coin de jour démasqué périodiquement par le retour en arrière de la branche. Sans motif, il se secoua soudain, appuya ses mains sur le bord de son bureau et se leva. Au passage, il fit grincer la lame grinçante du parquet et ferma la porte silencieusement pour compenser. Il descendit l’escalier, se retrouva dehors et ses pieds prirent contact avec l’allée de briques, bordée d’orties bifides, qui menait au Carré, à travers l’herbe rouge du pays.

Boris Vian, Herbe rouge

diumenge, 14 de juny del 2015

In memoriam



Fue un suspiro quemado en un pequeño tazón de cartón.
luna amnésica de noches,
Fue una paz sin remo ni equilibrio.
Cuántas musas declinadas
sintieron el soplo del alba,
esclavas de la brisa glacial
que les redibujaba los ojos,
y les grababa, una a una, las ramas de la vejez.
En esa hora, una boca se cierra y nace el llanto primero.
Viajeros, arropad la costura de vuestras palabras
hacia el nuevo despertar.

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