CAPÍTULO
1 : Margarita
Margarita
dibujaba la silueta de alcohol derramándose en el vaso de cerveza
del miércoles. En el inmueble, escuchaba ruidos de platos estampados
en la pila de un viejo apartamento. El olor de los naranjos se
mezclaba con el aliento de Javier, acostado a su lado, que intentaba
recordar el nombre de su padre entre bocanadas de aire nocturno. Ella
dejó un momento el vaso en la mesa de la cocina, y reclinándose en
el borde de la silla, apretando inconscientemente los dientes, pensó
en su familia. Intentó imaginar por qué un día había decidió
hacer las maletas y alejarse, dejando de lado las arboledas llenas de
rostros conocidos, las casas que se quedaban atrás cada mañana al
coger el tren, y sobre todo, sus hermanas. Apoyó el codo contra la
pared blanca, y la imagen de Ana la de los ojos de hierbabuena se le
presentó como una ola de mar agridulce. Recordó sus manos unidas,
cómo cuando cada vez que la miraba a los ojos, dos grandes valles se
formaban, y en el medio, un reír interminable que elevaba bandadas
de pájaros en verano. Allí, en otro país, supo que entre cada
naranjo se le reservaba un mordisco que siempre las uniría.
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CHAPITRE
I: Margarita
Margarita
dessinait la silhouette d'alcool qui se versait dans le verre de
bière du mercredi. Dans l'immeuble, elle écoutait les bruits des
plats lancés vers l'évier d'un viel appartement. L'arôme des
orangers se mêlait à l'haleine de Javier qui, allongé à côté
d'elle, essayait de se souvenir du prénom de son père entre des
bouffés d'air nocturne. Elle laissa un instant le verre sur la table
de la cuisine, et en s'appuyant sur le bord de la chaise, en serrant
inconsciemment les dents, elle pensa à sa famille. Elle essaya
d'imaginer pourquoi un jour elle avait décidé de faire ses valises
et de s'éloigner, laissant de côté les bois comblés des visages
connus, les maisons qui restaient derrière elle chaque matin au
moment de prendre le train, et surtout, ses soeurs. Elle posa son
coude contre le mur blanc, et l'image d'Anna, la fille des yeux de
menthe se présenta comme une vague de mer aigre-douce. Elle se
souvint de leurs mains unies, de comment chaque fois qu'elle la
regardait dans les yeux, deux vallées se formaient, et au milieu, un
rire éternel qui elevait des voilées d'oiseaux en été. Là, dans
un autre pays, elle sut qu'entre chaque oranger on lui réservait un
morceau qui les uniraient toujours.

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